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Archives Journal
Sommaire:
"The health hazards of depleted uranium munitions"
juin 2001
Communiqué de presse du DÉPARTEMENT FÉDÉRAL DE LA DÉFENSE,
DE LA PROTECTION DE LA POPULATION ET DES SPORTS
avril 2001
Uranium
appauvri : Danger ou non ?
février
2001
"The health hazards of depleted uranium
munitions"
20 juin 2001
(source : Bulletin Electronique Royaume-Uni - ADIT)
La "Royal Society" a publié au mois de mai un premier
rapport sur les
conséquences pour la santé d'une exposition plus ou moins
prolongée à de l'uranium appauvri. (Depleted Uranium (DU)).
Un second rapport est en préparation. Ce rapport, intitulé
"The health hazards of depleted uranium munitions", a été
réalisé par 11 experts dont le but a été de
s'intéresser scientifiquement aux conséquences des radiations
de l'uranium appauvri des munitions utilisées afin de percer les
blindages des tanks et autres véhicules blindés sur la santé
des militaires ayant été exposés.
Au niveau de l'impact de ces munitions, des particules de DU peuvent
être mises en suspension dans l'air et inhalées par des personnes
se trouvant à proximité. Le travail effectué dans
ce rapport a été d'estimer l'ensemble des risques encourus
dans différents scénarios, en prenant les cas les plus défavorables.
Ce rapport a été réalisé en connaissant les
études épidémiologiques déjà réalisées
auparavant dans des situations légèrement différentes
mais les experts de la "Royal Society" reconnaissent qu'il est
difficile de faire des parallèles avec celles-ci.
Les principales conclusions de ce rapport sont les suivantes:
- Exceptées quelques rares circonstances, la probabilité
de développement d'un cancer (du poumon) suite à l'exposition
sur le terrain à de l'uranium appauvri est très faible et
ne peut se distinguer de la probabilité de développement
d'un cancer dans la vie courante.
- Les expositions les plus graves sont atteintes lorsque des soldats survivent
dans un véhicule détruit par un projectile à uranium
appauvri. Dans ce cas et en prenant la situation la plus critique, la
probabilité de cancer est multipliée par deux par comparaison
avec une population moyenne.
- Les risques de leucémie ou d'autres cancers sont encore plus
faibles que ceux du cancer du poumon, et quelque soit le scénario
envisagé, les risques ne sont pas quantifiables.
- De nombreux soldats ont été exposés a de faibles
quantités de radiations provenant de DU mais, même si l'estimation
de ce rapport était 100 fois inférieure à la réalité,
les conséquences sur la santé ne seraient pas détectables.
Ces conclusions sont cependant nuancées par les auteurs qui avouent
qu'il reste des études à faire. Les recommandations sont
les suivantes:
- Réalisation d'expériences pour mesurer les émissions
réelles de DU au moment de l'impact.
- Mesure de la quantité de DU à l'intérieur d'un
véhicule ayant été la cible de munitions DU.
- Mesure de la présence et de la quantité de DU dans des
urines prélevées sur des personnes venant d'être exposées.
- Développement d'un modèle prédictif qui permettrait
de déterminer les expositions des soldats dans un grand nombre
de circonstances.
- Réalisation d'autres études indépendantes pour
déterminer les risques d'exposition à des doses plus massives.
- Réalisation d'études in vivo.
- Etablissement d'un bilan des effets possibles sur la thyroïde incluant
évidement les effets cancérigènes.
Si le rapport se veut rassurant quand aux risques encourus par la majorité
des militaires, il semble que dans des cas particuliers les risques soient
beaucoup plus élevés et qu'il soit nécessaire de
réaliser d'autres études pour les quantifier.
Communiqué de presse du DÉPARTEMENT FÉDÉRAL
DE LA DÉFENSE, DE LA PROTECTION DE LA POPULATION ET DES SPORTS
Le rapport des mesures effectuées sur de la munition comportant de
l'uranium appauvri au Kosovo par le groupe suisse est achevé.
3003 Berne, le 3 avril 2001
Des experts du LABORATOIRE SPIEZ, en collaboration avec des scientifiques
de Finlande, de Suède, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis d'Amérique,
ont examiné le degré d'irradiation en relation avec l'engagement de munitions
comportant de l'uranium appauvri. Les résultats du groupe suisse seront
publiés séparément.
77 échantillons au total ont été examinés par le LABORATOIRE SPIEZ: 61
échantillons de sol, neuf échantillons de trous d'impact, quatre chemises
de projectile, deux projectiles et un éclat de projectile. Les échantillons
ont été prélevés sur sept sites au Kosovo. Les mesures, réalisées par
le LABORATOIRE SPIEZ dans le cadre du programme en faveur du Programme
des Nations Unies pour l'Environnement, amènent la conclusion suivante:
En cas d'engagement de munitions contenant de l'uranium appauvri, seule
la couche extrême supérieure de la terre reçoit une très petite dose d'
irradiation supplémentaire. Mis à part le domaine direct de l'impact sur
quelques centimètres, elle se situe en dessous de l'irradiation naturelle
provoquée par l'uranium contenu dans le sol. Les projectiles touchant
une surface dure (par exemple du béton) provoquent autour du trou d'impact
une dose plus faible de contamination chimique et radioactive que lorsque
le projectile s'abat sur une surface molle (p. ex. de la terre, une route
revêtue de bitume).
Quoique beaucoup d'arguments parlent contre une atteinte de la nappe
phréatique par un projectile contenant de l'uranium appauvri, il faudra
examiner si dans les zones où de nombreux projectiles de ce genre ont
été engagés, il ne serait pas nécessaire de procéder à un contrôle périodique
de la nappe phréatique. La part de plutonium, contenue dans les projectiles,
est si minime, qu'elle n'a aucune influence prépondérante sur la toxicité
chimique et radioactive des projectiles. Les deux scientifiques de Spiez,
en accord avec les autres experts de l'ONU, estiment que le risque causé,
à long terme, par les munitions contenant de l 'uranium appauvri pour
les humains et les animaux du Kosovo est extrêmement réduit.
Un résumé détaillé des résultats suisses est disponible en allemand et
en anglais sur le site internet suivant : http://www.vbs.admin.ch/ls/d/h
info/du/dinfo2.htm.
Les résultats du Programme des Nations Unies pour l'Environnement ont
été publiés vers la mi-mars.
Uranium
appauvri : Danger ou non ?
14 février 2001
Des milliers de combattants américains
mais aussi des anglais, des français, des canadiens, des sénégalais,
etc
souffrent-ils de symptômes comparables ?
Pourquoi des populations civiles des régions bombardées
à l'uranium appauvri sont-elles victimes de cancers, de malformations
?
L'OTAN nous dit que ces armes sont sans danger pour la santé, qu'il
n'y a aucune preuve que l'uranium appauvri provoque le cancer. Mais les
observations sur le terrain, contredisent ces conclusions.
De nombreux journalistes enquêtent sur la question et provoquent
la réaction des gouvernements qui ont participé au conflit.
Un autre fait vient étayer ce lien que l'Otan n'admet pas. Les
habitants de Bijlmermeer (près d'Amsterdam) ont des symptômes
comparables aux vétérans. En 1992, un avion s'écrase
près de cette ville. Dans certains avions de lignes (dont le Boeing
747 cargo en question) 'uranium appauvri est utilisé comme lest
en raison de sa forte densité. Et lors d'un crash, c'est 10 à
30 % de sa masse qui sont vaporisés (par l'impact et l'incendie)
sous formes de poussières.
Les pays de l'union européenne sont maintenant mobilisés
autours de ces problèmes. Le public, récemment informé
s'interroge.
En France, le porte parole du ministère de la défense, a
autorisé la visite des sites d'essais des armes à l'uranium
appauvri, il a en outre répondu sur le sujet lors de l'émission
" arrêt sur image " (sur la 5ème). Il nous a alors
informé que des enquêtes publiques étaient en cours,
qu'il n'excluait pas un lien entre les armes à l'uranium appauvri
et les symptômes des militaires, journalistes et civils présents
sur les lieux des conflits.
LM
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