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les associations et organismes oeuvrant pour une meilleure diffusion de
l'information peuvent disposer gratuitement d'une page dans le site Syndrome-des-Balkans.com.
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Le livre
Dix ans après la guerre du Golfe, de nombreux soldats américains
ou membres du personnel médical mais aussi des milliers de civils
irakiens souffrent de troubles graves. 70% des enfants conçus par
des vétérans après le conflit sont nés avec
des malformations. Cancers, dégâts du rein irréversibles
ou perte des défenses immunitaires
, des hommes et des femmes
sont en train de mourir lentement de maladies terribles. L'origine de
ces troubles ? l'uranium appauvri.
L'uranium appauvri ne se forme pas naturellement. C'est un résidu
de la production de l'uranium enrichi (qui est un combustible nucléaire).
Utilisé pour renforcer les têtes d'obus, l'uranium appauvri
permet de fabriquer des armes d'une précision et d'une efficacité
redoutables. Des tests scientifiques prouvent aujourd'hui que cette substance,
dont les particules toxiques et radioactives se diffusent après
impact, a des conséquences dramatiques sur la santé de ceux
qui l'utilisent ou l'inhalent.
Si le gouvernement américain admet avoir tiré 300 tonnes
d'uranium appauvri (soit plus de 740 000 tirs) pendant la guerre du Golfe,
il continue de clamer que les tests scientifiques " prouvent "
que ce métal est inoffensif et refuse de pratiquer des tests sur
les vétérans. Ces derniers restent d'ailleurs silencieux,
de peur de représailles. Car tous ceux, simples infirmières
ou militaires de haut rang, qui ont ne serait-ce qu'évoqué
la question de l'uranium appauvri ont été limogés.
Pourtant, les auteurs ont mis au jour des preuves flagrantes qui contredisent
totalement la version du Pentagone - y compris des documents militaires
internes qui listent très clairement les effets secondaires et
mortels de l'uranium appauvri. Ils ont aussi rencontré des scientifiques
indépendants activement impliqués dans la recherche, qui
démontrent les effets irrémédiables, dévastateurs
et à long terme de l'uranium appauvri lorsqu'il a été
inhalé.
Plus grave, les conflits en Bosnie et au Kosovo ont consacré une
nouvelle fois l'usage de l'uranium appauvri comme armement de prédilection
des troupes américaines et britanniques. Avions, missiles de croisière,
bombes : l'arsenal est impressionnant. Mais ce n'est qu'en janvier 2000
que l'ONU admet l'utilisation de l'uranium appauvri dans cette "
guerre humanitaire ". On sait à présent que le taux
de radio-contamination de la Serbie est aujourd'hui 100 fois supérieur
à la moyenne.
Politiques, vétérans, experts, groupes de pression
,
beaucoup sont ceux qui ont dénoncé l'utilisation d'une arme
en contradiction avec le droit international, sans pour autant être
relayés par les média. Après avoir rencontré
des généraux de l'armée, des témoins et des
victimes, les auteurs décrivent une situation qui ressemble de
façon alarmante à celle observée après la
guerre du Golfe. Ainsi aujourd'hui peut-on parler du syndrome des Balkans.
Pourquoi les gouvernement occidentaux, en particulier américain
et anglais, persistent-ils dans leur démenti catégorique
des effets de l'uranium appauvri ? Pourquoi continuent-ils à refuser
d'examiner les vétérans ? Pourquoi les fabricants de missiles
en uranium appauvri restent-ils silencieux ? Ces questions urgentes et
de nombreuses autres doivent être éclaircies.
Fondé sur deux années de recherche et d'investigation,
Uranium appauvri : la guerre invisible est le premier livre à traiter
de ce sujet. Alors que la presse internationale commence tout juste à
entrevoir l'ampleur de cette affaire, c'est un document majeur qui révèle
la réalité complexe et sinistre du scandale de l'uranium
appauvri.
Les
auteurs
Les éditions Robert
Laffont
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